Calculateur de disponibilité et de SLA
Ce qu'un taux de disponibilité autorise d'arrêt par an, par mois ou par semaine, le calcul inverse à partir d'une panne réelle, et la disponibilité d'une infrastructure entière, maillon par maillon.
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Temps d'arrêt autorisé par un taux de disponibilité
Résultat
Par an
8 h 45 min
99,9 %
Par mois
43 min
| Par an | 8 h 45 min |
| Par trimestre | 2 h 11 min |
| Par mois | 43 min |
| Par semaine | 10 min |
| Par jour | 1 min 26 s |
| Nombre de « neuf » | 3,00 |
−log₁₀(1 − disponibilité)
Calcul inverse : du temps d'arrêt au taux de disponibilité
Résultat
Disponibilité correspondante
99,452 %
4 h d'arrêt sur la période
Disponibilité d'une chaîne de composants
Résultat
Disponibilité de la chaîne
99,848 %
Arrêt annuel correspondant
13 h 21 min
Comment le calcul est fait
Le temps d'arrêt autorisé est la part de la période que le taux de disponibilité laisse de côté. Le calculateur compte une année de 365 jours, un mois égal à un douzième d'année (30,4 jours) et un trimestre égal à un quart d'année :
arrêt autorisé = (1 − disponibilité) × durée de la période
disponibilité = 1 − arrêt ÷ durée de la période
nombre de neuf = −log₁₀(1 − disponibilité)Pour une infrastructure, chaque composant indispensable multiplie sa disponibilité par celle des autres : c'est un montage en série. Un composant redondé, lui, n'est indisponible que si toutes ses instances le sont en même temps :
série : A = a₁ × a₂ × … × aₙ
k instances : a = 1 − (1 − a_instance)^k
exemple : 99,95 % × (1 − 0,005²) × 99,9 % = 99,848 %L'exemple pré-rempli, un accès réseau à 99,95 %, deux serveurs applicatifs à 99,5 % et une base de données à 99,9 %, donne 99,848 %, soit environ 13 h 21 min d'arrêt par an. Doubler les serveurs applicatifs a presque effacé leur contribution : le maillon qui compte désormais est la base de données, seule.
Ce qu'un SLA ne dit pas
Un taux de disponibilité ne vaut que par sa définition : où est-il mesuré, sur quelle période, avec quelles exclusions (maintenances planifiées, causes extérieures), et que se passe-t-il quand il n'est pas tenu. C'est le sujet de notre guide GTI, GTR et SLA, qui distingue le délai d'intervention, le délai de rétablissement et l'engagement de disponibilité.
Le calcul donne des minutes ; reste à savoir ce qu'elles coûtent. Le calculateur du coût d'indisponibilité traduit ces heures en euros à partir de votre chiffre d'affaires, de vos effectifs et de votre dépendance à l'informatique. Et une panne de nuit ne dure que le temps que quelqu'un la voie et agisse : c'est le rôle d'une astreinte informatique 24/7.
Après le calcul
Gagner un neuf, c'est retirer un point unique de défaillance. Les quatre architectures de notre page haute disponibilité infogérée vont de la relance d'une VM à la bascule d'un service, de quatre heures à dix secondes selon le montage. Pour un service qui doit survivre à la perte d'un serveur, le cluster keepalived et Pacemaker fait basculer une IP flottante d'un nœud à l'autre ; l'architecture à deux étages cumule un cluster de service et la haute disponibilité de l'hyperviseur ; l'anycast interne multi-site place un même service, derrière une même IP, dans chaque site.
Les pannes corrélées se combattent en séparant ce qui peut tomber ensemble. Notre infrastructure DNS multi-ASN en est un exemple : quatre serveurs sur quatre réseaux distincts, pour qu'aucun opérateur ne puisse à lui seul rendre nos domaines injoignables. Choisir ses interconnexions et ses transitaires, c'est aussi ce que permet notre réseau autonome AS206014.
La disponibilité mesure la fréquence et la durée des arrêts, pas ce qu'on perd quand il faut restaurer. Pour la perte de données et la durée d'une restauration, passez au calculateur RPO / RTO.
Questions fréquentes
Combien de temps d'arrêt autorise un SLA de 99,9 % ?
8 h 45 min 36 s par an, soit 43 min 48 s par mois et environ 10 minutes par semaine, sur la base d'une année de 365 jours et d'un mois égal à un douzième d'année. À 99,99 %, il ne reste plus que 52 min 34 s par an, et 4 min 23 s par mois.
Comment calculer un taux de disponibilité à partir d'une durée de panne ?
Disponibilité = 1 − (durée d'arrêt ÷ durée de la période). Quatre heures d'arrêt sur un mois de 30,4 jours donnent 99,45 % ; une heure d'arrêt sur un an donne 99,989 %. La période de référence change tout : la même panne pèse douze fois plus dans un SLA mensuel que dans un SLA annuel.
Trois composants à 99,9 % en série, quelle disponibilité au total ?
99,9 % × 99,9 % × 99,9 % = 99,70 %, soit environ 26 h 15 min d'arrêt par an au lieu de 8 h 45 min pour un seul composant. Chaque maillon indispensable ajoute ses pannes à celles des autres : une chaîne est toujours moins disponible que son maillon le plus faible.
Doubler un serveur à 99 % suffit-il à atteindre 99,99 % ?
Sur le papier, oui : 1 − (1 − 0,99)² = 99,99 %, soit 52 min 34 s d'arrêt par an. En pratique, seulement si les deux serveurs tombent en panne indépendamment l'un de l'autre et si la bascule est automatique. Deux serveurs sur la même alimentation, dans le même datacenter ou mis à jour en même temps tombent souvent ensemble.
Que veut dire « nombre de neuf » ?
C'est le nombre de 9 du taux de disponibilité : 99,9 % fait trois neuf, 99,999 % en fait cinq. Il se calcule par −log₁₀(1 − disponibilité), ce qui donne aussi des valeurs intermédiaires : 99,95 % fait 3,3 neuf. Chaque neuf de plus divise le temps d'arrêt autorisé par dix.
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